El Jadida, visite de la ville
....................................................................................................................................
Cité tranquille au charme envoûtant El Jadida, ville métisse, exhibe fièrement à ses visiteurs plusieurs visages. En 2004 Mazagan a été inscrite au patrimoine mondial et en janvier 2011 élue 27éme destination mondiale par le magazine Geo.

L’ancienne Mazagan, constitue de nos jours une pôle d’attraction pour les touristes nationaux et étrangers qui viennent profiter de ses riches potentialités touristiques constituées d’un patrimoine historique important, de sites naturels agréables et d’un climat tempéré toute l’année.

Cité culturelle, elle a su garder jalousement, au fil du temps et au gré des hommes, plusieurs monuments chargés d’histoire, rappelant son passé glorieux et tumultueux.
Typique, elle offre des décors naturels d’une beauté inégalée, constitués d’un chapelet de plages s’étendant sur plus de 150 kilomètres, et d’un arrière pays riche où l’on peut partir à la découverte des particularités et des réalités de la vie quotidienne de ses villages et localités. Souks hebdomadaires, moussems et festivals sont l’occasion de découvrir les particularités socioculturelles de la région.

Un peu d'histoire
«Rusibis», «Mazagan», «El Breija», «AlMahdouma », «El Jadida», autant de noms attribués à cette glorieuse et mystérieuse cité tout au long de son histoire.
Le nom d’El Jadida, traduisez littéralement “ la nouvelle ” n’est pas le propre de cette cité, dont les côtes ont été abordées par les Phéniciens qui y installèrent des comptoirs commerciaux
Des siècles plus tard, en 1502, les Portugais y accostèrent accidentellement suite au naufrage de leur bateau.
Fascinés et éblouis par sa magnifique baie, sa position géographique idéale et ses richesses agricoles et maritimes, les Portugais y bâtirent, entre 1513 et 1514, une cité fortifiée dominée par un imposant château fort.

La ville connaitra un essor fulgurant et deviendra le principal comptoir commercial sur la côte atlantique et le restera jusqu’en 1769, date de sa prise par le sultan alaouite Sidi Mohammed Ben Abdellah.

Détruite en grande partie par les Portugais qui choisirent de brûler tous leurs biens avant de se rendre, d’où son nom de jadis « Al Mahdouma» (la ville en ruines) , la ville a été reconstruite agrandie, repeuplée et rebaptisée « El Jadida » en 1815.
Sous le protectorat français, la ville redeviendra Mazagan que le général Lyautey qualifia de «Deauville marocaine» en comparaison avec station balnéaire de «Deauville» sur la côte atlantique française.
Proclamée patrimoine universel, le 30 juin 2004, lors de la 28ème session du comité du patrimoine mondial, tenue en Chine, El Jadida «la blanche» garde jalousement les vestiges d’un passé glorieux portant l’emprunte d’un brassage de civilisations, de cultures et de religions.

La Cité portugaise
On est d'emblée saisi par l'aspect militaire de cette cité et dont les canons pointés vers la mer et les remparts imposants cernant la médina, témoignent de l'art des fortifications européennes au XVIème me siècle.

En déambulant dans les méandres des ruelles de la médina on peut admirer l'osmose architecturale de vieilles demeures chrétienne, musulmane et juive. Chef-d'œuvre de l'architecture portugaise, la cité fût classée patrimoine de l'Humanité.

La Citerne portugaise
Chef-d'œuvre du style architectural manuelin, considérée comme l'un des joyaux du Maroc.
Construite en 1514, elle fût conçue comme salle d'armes avant d'être transformée en citerne pour approvisionner la Médina en eau potable pendant les états de siège. Le meilleur moment pour sa visite se situe vers 11h, heure.

Tombé dans l'oubli depuis l'expulsion des Portugais, ce monument sera redécouvert par hasard en 1916 par un épicier qui voulait agrandir sa boutique jouxtant l'enceinte de la citerne. La renommée de ce bijoux architectural a attiré l'attention des grands artistes internationaux à l'instar d'Orson Welles qui y tourna en 1949 quelques scènes de son film "Othello".

L’église de l’assomption
Elle se dresse à l’intérieur de l’enceinte. À proximité se trouve la mosquée «Jamaâ Abdelhak», remarquable par son minaret à cinq côtés.

La Porta do mar
Située au fond de l’artère centrale, cette voûte creusée dans le mur et fermée par une grille donnant directement sur la mer a été le passage par lequel les Portugais prirent la fuite en 1769.

Phare de Sidi Bouafi
Au sud ouest de la ville près de la route d’Oualidia. Haut de 65m d’une portée de 72 kilomètres , il dispose d’une puissance de 6000 watts.

En montant ses 248 marches, du sommet on dispose d’un vaste panorama sur l’océan, sur le complexe industriel de Jorf-Lasfar et sur la ville.

Les remparts
La ville portugaise dont les remparts flanqués de bastions encore armés de quelques vieux canons, ne comprenait que la kasbah.
Après avoir traversé le pont et longé les remparts de la médina jusqu’à la place du Souk, continuer en voiture pour faire le tour de la kasbah.
Une petite route goudronnée conduit à l’angle Nord-est des remparts où une plate-forme a été aménagée en parking.
De cet endroit on surplombe l’Oum er-Rbia dont on aperçoitau loin l’embouchure.
Au retour, en empruntant le chemin de ronde, on rejoint les remparts Ouest, pour découvrir les maisons de l’ancien mellah et de la kasbah, blotties à l’intérieur des murs.

Dar el baroud
Ancienne poudrière dont les ruines sont dominées par une grosse tour comportant une fenêtre gothique.

Vue du port
Du pont qui franchit l’oued, on découvre les murailles ocre et les blanches maisons d’Azemmour blotties les unes contre les autres en une longue façade qui se mire dans l’eau.





previous-month Juillet 2017 next-month
Di Ln Ma Me Je Ve Sa
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     
Sondage
Vous aimeriez voyager :
En famille
En couple
Avec des amis
Seul
Newsletter
Inscrivez votre email pour recevoir
notre newsletter mensuel !